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Les délais de paiement sont stables en 2015 / La situation des entreprises en France en 2015 : deux études parues dans le dernier Bulletin

Deux études publiées le 25 janvier 2017

 

Les délais de paiement sont stables en 2015

 

À fin 2015, les indicateurs du crédit interentreprises présentent une grande stabilité par rapport à l’année précédente : les délais clients s’établissent à 44 jours de chiffre d’affaires, les délais fournisseurs à 50 jours d’achats et le solde commercial à 12 jours de chiffre d’affaires. En tendance depuis 2000, malgré la baisse des délais de paiement, le solde commercial (ou solde du crédit interentreprises) a augmenté de 2 jours sur la période, alimenté par une baisse plus rapide des délais clients que des délais fournisseurs.

 

L’hétérogénéité sectorielle reste marquée, et s’explique principalement par des spécificités propres à chaque secteur d’activité : nature de la clientèle, usages dans les relations commerciales.

 

Les retards de paiement ne s’aggravent pas mais présentent toujours une marge d’amélioration. En effet, 32 % des entreprises sont victimes d’un paiement tardif et 29 % des entreprises paient elles-mêmes leurs fournisseurs en retard.

 

Au niveau macroéconomique, ces retards engendrent un déficit de liquidité estimé à 16 milliards d’euros pour les petites et moyennes entreprises (PME) et 6 milliards pour les entreprises de taille intermédiaire (ETI). Pour faire face à ces tensions de trésorerie, les entreprises ont de plus en plus recours à l’affacturage, qui est un mode de financement court terme consistant à céder des factures à des établissements financiers en échange de liquidité immédiate.

 

 

La situation des entreprises en France en 2015

 

L’activité des entreprises en France augmente de 0,7 % en 2015, malgré le recul enregistré pour la catégorie des grandes entreprises (– 0,6 %). La valeur ajoutée progresse en revanche pour l’ensemble des entreprises (+ 2,8 %). Le taux de marge, en hausse, atteint 23,6 %, sans retrouver toutefois les niveaux d’avant la crise. À l’opposé, la chute de l’investissement se poursuit en 2015, avec un nouveau recul de 8,3 % par rapport à 2014. Dans un contexte de taux bas, le taux d’endettement des grandes entreprises augmente, alors que celui des petites et moyennes entreprises (PME) et des entreprises de taille intermédiaire (ETI) se contracte. Enfin, la rentabilité financière atteint 9,9 %, en augmentation sensible pour toutes les tailles d’entreprises.

 

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Bulletin de la BDF n°209