La Banque de France, acteur majeur de la start-up d’État « Signaux Faibles »

Le 3 avril 2019, la Banque de France a signé la convention de déploiement national de Signaux Faibles avec la Direction générale des entreprises (DGE), la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP), l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS) et la Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État (DINSIC).

Quel est l’objectif de Signaux Faibles ?
L’objectif est d’identifier, le plus tôt possible, les entreprises présentant des signes de fragilité grâce à des données financières individuelles et macro-économiques, ainsi que des données sur l’emploi et les cotisations sociales provenant des cinq acteurs publics signataires.

Depuis quand la Banque de France en fait-elle partie ?
Le projet dit « Signaux faibles » a débuté en 2016 par une phase d’expérimentation en région Bourgogne-Franche-Comté, à l’initiative de la DIRECCTE, la succursale régionale de la Banque de France étant partie prenante des premiers échanges. La Banque de France a très vite souhaité développer sa contribution à cette expérimentation, afin de marquer son intérêt pour ce projet développé au bénéfice des entreprises.

Qu’apporte la Banque de France ?
Du fait de la richesse de sa base de données et de son implantation dans les territoires, la Banque de France a l’atout majeur de pouvoir confronter résultats statistiques et observations qualitatives de terrain (40 000 visites par an). 
La Banque dispose de longue date de scores qui ont fait l’objet d’un enrichissement, dans le cadre du Lab de la Banque de France avec l’appui d’une Start Up spécialisée dans l’intelligence artificielle.

Comment améliorons-nous l’outil de détection ?
La Banque de France prend en charge l’hébergement de l’infrastructure technique du dispositif. Elle va également présider le conseil scientifique qui sera chargé de faire évoluer l’algorithme de détection grâce à son Lab, le Lab de Bercy et à la collaboration entre les data scientist de la Direction générale des entreprises et de la Banque de France. 
Il s’agit donc d’un travail collectif entre différents acteurs publics où la Banque de France sera très impliquée et jouera un rôle majeur.

Témoignage d’un dirigeant d’entreprise
Pascal Denis, dirigeant de la société Vernet-Behringer, client Geode et conseiller de la succursale de Dijon, s’est montré enthousiaste vis-à-vis de cette initiative publique collaborative et préventive. En effet, la DIRECCTE s’appuiera sur l’expertise des cinq institutions pour accompagner au mieux les entreprises qui présenteraient des signes de fragilité.

Mis à jour le : 05/04/2019 14:44