Nouvelle Echelle de Cotation - NEC

En 2022, la Banque de France modifiera son échelle de cotation qui passera de 13 crans actuellement à 22 crans afin d’offrir une évaluation plus précise de la santé financière des entreprises cotées. Cette nouvelle échelle reflètera également l’adaptation de la méthodologie de cotation aux exigences des statuts européens de la Banque de France, avec notamment un objectif de meilleure évaluation des risques et de la capacité de l’entreprise à y faire face. À compter de 2022, la cotation sera communiquée aux dirigeants d’entreprise sous le nouveau format de l’échelle à 22 crans.

En attendant, l’année 2021 constitue une année de transition vers ce nouveau cadre de cotation permettant une mise en œuvre progressive des règles méthodologiques révisées. Ces dernières restent fondées sur les mêmes principes qu’actuellement avec notamment le maintien des différents thèmes d’analyse existants (solvabilité, liquidité, capacité bénéficiaire, autonomie financière) et de l’analyse qualitative. Néanmoins, certains indicateurs financiers notamment ont été modifiés et mis à jour au regard de données sectorielles plus récentes. La cotation qui vous est transmise tient compte de ces changements.

Pourquoi une nouvelle échelle de cotation ?

Besoin d’harmonisation :

  • Échelle actuelle créée en 2004 avant l’adoption des statuts ICAS et OEEC
  • Volonté de disposer d’une échelle plus intuitive et plus comparable à celle des autres ICAS et OEEC

Besoin d’une plus grande granularité

  • Disposer de correspondances avec tous les échelons de qualité de crédit définis par l’Eurosystème
  • Affiner l’évaluation des entreprises éligibles et non éligibles
     
tableau de concordance des échelles de cotation
 

Une échelle adaptée à la méthodologie

  • Pour mettre en œuvre la méthodologie de cotation qui a significativement évolué depuis 2005 en réponse aux évolutions économiques, réglementaires et aux exigences des statuts
  • Avec des échelons désormais définis par des fourchettes de probabilité de défaut et non plus un taux de défaut moyen

Pour innover dans la continuité

  • Utilisation de méthodes statistiques récentes pour construire le modèle de cotation
  • Conservation des fondamentaux et spécificités de la cotation BDF
  • Maintien de l’analyse à dire d’expert avec une meilleure traçabilité et un modèle toujours fondé sur les ratios et agrégats  financiers de l’entreprise ou du groupe
















     





Comment les entreprises seront cotées ?

  • Prise en compte des mêmes éléments pour coter :

 

Informations détaillées sur l’identité de l’entreprise

Secteurs d’activité
Liens économiques et financiers avec d’autres entités
Le cas échéant les évènements judicaires ou autres évènements concernant l’entreprise

Encours de crédit

Crédits mobilisés, crédits mobilisables et engagements de garantie
Accordés aux entreprises par les établissements de crédit

Incidents de paiement sur effets de commerce

Déclarés par les établissements de crédit

Données qualitatives

En complément les analystes entretiennent des contacts directs avec des milliers de dirigeants à l’occasion de la démarche de cotation

Peuvent ainsi être collectés des éléments dits « qualitatifs » susceptibles d’avoir une influence favorable ou défavorable sur la situation d’une entreprise :

•    L’évolution du marché sur lequel elle opère
•    Son positionnement sur ce marché
•    La solidité de l’actionnariat
•    La stratégie de l’équipe dirigeante
•    Les perspectives à moyens termes
•    La transparence de la communication

 

+ 50 000
entretiens de cotation menés chaque année
dessin montrant deux personnes se serrant la main devant une usine

 

  • Un processus similaire : une cotation à « dire d’expert » pour les entreprises réalisant un CA > 750 K€

Excluant le recours à des procédés de cotation totalement automatisés et/ou fondés exclusivement sur des données financières, la cotation Banque de France repose sur une analyse financière et qualitative conduite par ses analystes

 

Si des scores sont utilisés dans la démarche de cotation en complément de l'analyse, ils n'en constituent pas la base et ne sont exploités qu'à titre complémentaire.

4 axes d'analyse : activité et capacité bénéficiaire, autonomie financière, solvabilité, liquidité
+ de 1 000 personnes se consacrent au suivi des entreprises individuelles à la Banque de France, Une analyse humaine au plus proche de l'entreprise, actualisée au minimum chaque année


Les principales évolutions

Une granularité améliorée

  • 10 cote éligibles contre 5 actuellement
  • 8 cotes non éligibles contre 3 actuellement (hors cotes incidents de paiement effets)

 

Un modèle à l’état de l’art

Une méthodologie fournissant à l’analyste, pour chaque entreprise étudiée, une probabilité de défaut fondée sur ses ratios et agrégats financiers :

  • Une probabilité de défaut est calculée au niveau financier pour chaque entreprise ;
  • La probabilité de défaut repose sur une régression logistique qui tient compte de la note attribuée, à dire d’expert, sur chaque axe financier (solvabilité, autonomie financière, liquidité, résultat) ;
  • Les modalités de sélection et d’association de tous les ratios utilisés pour l’analyse de chaque axe financier sont explicables et traçables ;
  • Le modèle intègre la prise en compte d’historiques de ratios sur 3 exercices ;
  • L’impact des données extra-financières sur la probabilité de défaut de l’entreprise a été révisé en tenant compte des données les plus à jour ;

 

Mis à jour le : 29/06/2021 15:39